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Notre patrimoine marin va à vau l’eau!

Notre patrimoine marin va à vau l’eau!
juin 22, 2019 Sof
In plage & environnement

Savez-vous que l’incroyable éclat des eaux turquoises de la plage Rosignano Marritimo, au sud de Livourne en Italie, est causé par les rejets d’arsenic, de chrome, de plomb, de cuivre et de nickel de l’usine limitrophe ? Savez-vous que chacun de ces éléments chimiques peut provoquer un cancer chez l’être humain et que pourtant, des dizaines de baigneuses et de baigneurs s’y pressent chaque été ?

Un constat d’impuissance

Cet exemple est révélateur de l’inconscience des gens, qui est souvent due à la méconnaissance qu’ils ont des enjeux environnementaux. Une chape de plomb couvre soigneusement ce type de problèmes sous la pression de puissants lobbies et d’intérêts économiques. Rappelons-nous de la bataille qui avait opposée il y a quelques années, la ministre française de l’environnement Ségolène Royal à son premier ministre sur le problème de déversement des boues rouges en mer méditerranée : l’usine en cause avait alors à peine été inquiétée !

Diverses sources de pollution 

D’autres drames écologiques se déroulent quotidiennement sous nos yeux, à l’image de cette décharge d’une surface de 1,6 millions de kilomètres qui flotte entre le Japon et les Etats-Unis : sur une superficie qui fait trois fois la taille de l’hexagone, se baladent 80.000 tonnes de déchets plastiques ! Quand on sait qu’environ 3.000 bouteilles de plastique sont vendues chaque seconde dans le monde, on prend tout de suite conscience de la nécessité d’agir tout de suite.

Malgré l’interdiction de l’usage des sacs plastiques dans certains pays, 10 millions sont toujours fabriqués par minute dans le monde. L’ONU estime qu’attachés les uns aux autres, ils pourraient entourer notre pauvre planète 7 fois chaque heure !

Des conséquences dramatiques

Une étude de l’agence nationale australienne pour la science parue en 2015 a révélé que 99 % des oiseaux de mer et des manchots subiront la pollution du plastique en 2045. A titre de comparaison, songez qu’en 1960, seuls 5 % d’entre eux étaient alors touchés par ce fléau !

Il y a un peu plus d’un an, un jeune cachalot s’est échoué sur une plage espagnole. Il avait ingéré 29 kg de déchets entre sacs poubelles, cordes, filets de pêche et même un bidon d’huile moteur en plastique, qui ont provoqué sa mort. Comme lui, 1,5 millions d’animaux disparaissent annuellement pour ces mêmes raisons.

Les mangeurs de poissons et de fruits de mer avalent en même temps que leurs bons repas, 11.000 particules de plastique par an, dont 1 % est absorbé par l’organisme.

Il est plus que temps de réagir !

Sources : Agence nationale australienne pour la science, Université de Gand en Belgique, ONU, UNESCO, Novethic.

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